POEMES
Posté le 09.01.2008 par celine1971
Il ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit celui qui le reçoit
sans appauvrir celui
qui le donne
il ne dure qu'un instant
mais son souvenir
est parfois immortel
Un sourire c'est du repos
pour l'être fatigué, du courage
pour l'âme abattue, de la
consolation pour le cœur endeuillé.
C'est un véritable antidote
que la nature tient en réserve
pour toutes les peines.
Et si l'on refuse
le sourire que vous méritez
soyez généreux, donnez le vôtre.
Nul, en effet, n'a autant besoin
d'un sourire que celui qui ne sait
pas en donner aux autres.
Magnifique poeme et le don du sourire et vraiment un don et rechauffe le coeur de ceux qui le recoit...
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Posté le 09.01.2008 par celine1971
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d’amour ;
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et , te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.
"
Rudyard KIPLING
Poeme que j'affectionne beaucoup et je pense que tout le monde devrait le lire et le mediter....
Posté le 07.01.2008 par celine1971
Mon enfant, ma soeur;
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces soleils mouillés
De ses ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
de tes traîtres yeux
Billant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, Calme et volupté.
Des meubles luisants
Polis par les ans
Décoreraient notre chambre;
les plus rares fleurs
Mélant leurs odeurs
Aux vagues senteur de l'ambre
Les riches plafonds,
La splendeur orientales,,
Tout y parlerait
A l'âme en secrret
Sa douce langue natal
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, Calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pous assouvir
ton moindre désir
Qu'il viennent du bout du monde.
Les soleils couchant
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacintthe et d'or
le monde s'endort
Das nue chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, Calme et volupté.
charles baudelaires "les fleurs du mal"
en souvenir d'une prof de francais en 1ère bac pro qui preferait nous les faire apprendre que de nous enseigner la poésie ...
Posté le 07.01.2008 par celine1971
Sous les ifs qui les abritent;
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leurs oeil rouge. Ils meditent.
Sans remuer ils se tiendront
Jusqu'à l'heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s'établiront.
Leur attitude au sage enseigne
Qu'il faut en ce monde qu'il craigne
Le tumulte et le mouvement;
L'homme ivre d'une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D'avoir voulu changer de place.
Charles Baudelaire "les fleurs du mal".
Posté le 28.12.2007 par celine1971
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Paul Verlaine
Posté le 23.12.2007 par celine1971
Sur mes cahiers d'ecolier
sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
j'écris ton nom
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'ecris ton nom
Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
sur l'écho de nom enfance
J'ecris ton nom
Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom
Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom
Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom
Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne demente
J'écirs ton nom
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom
Sur les fomes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité phsysique
j'écris ton nom
Sur les sentiers eveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom
Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunies
J'écris ton nom
Sur le fruit coupé en deux
Du miroIr et de ma chambre
Sur mon lit coquile vide
J'écris ton nom
Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom
Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom
Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'acris ton nom
Sur la vitre des suprises
Sur les levres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom
Sur l'absence sans desir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom
Sur mes refuges détruits
Sur mes phrases écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom
Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
pour te nommer
LIBERTE
Paul Eluard
Posté le 20.12.2007 par celine1971
il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu'il aime
il est non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les porblèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
lrs dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgrès les menaces du maitres
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur.
jacques Prévert : Paroles
Posté le 20.12.2007 par celine1971
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regarde l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérence est violente.
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Guillaume Apollinaire dans "Alcools "
Posté le 19.12.2007 par celine1971
j'ai perdu ma force et ma vie,
et mes amis et ma gaité;
j'ai perdu jusqu'a la fierté
qui faisait croire à mon gneie
Quand j'ai connu la Verité
J'ai cru que c'etait une amie
quand je l'ai comprise et sentie
j'en étais déjà degouté
et pourtant elle est éternelle,
et ceux qui se sont passés d'elle
Ici-bas ont tout ignoré
Dieu parle, il faut qu'on lui reponde
le seul bien qui me reste au monde
est d'avoir quelquefois pleuré.
Alfred de mussuet " poésie nouvelle"
Posté le 19.12.2007 par celine1971
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirais. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irais par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne peux demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et bruyère en fleur
Victor Hugo dans "les contemplations"
Ce poeme magnifique me fait penser a mon papa decede trop tot ....